Les orchidées MFC,
un projet fou, fou, fou…….
Les orchidées MFC, c'est MF pour Marie Farley et MC pour Michel
Clément. En plus d’être époux et épouse nous avons une passion
commune, les Orchidées. Comme c’est le cas pour nous tous, c’est
bien modestement qu’a débuté cette passion, il y a quelques années.
Notre premier malheur fut d’en acheter une première dans un centre
de jardinage. Comme un malheur ne vient jamais seul , une affiche
d‘Orchidexpo s’est jetée sous nos yeux pour nous amener à notre
première exposition à Montréal. Nous en sommes ressortis le souffle
coupé avec deux plants et un petit flasque, et voilà la folie nous a
envahi. Le coup fatal nous a été porté à l’exposition d’Ottawa la
même année. Nous achetions un autre flasque et des pots
communautaires. Bingo! le diagnostic est tombé , nous avions attrapé
le fameux virus : L’Orchidofolie. Dès le début ce qui nous
intéressait c’était d’amener de jeunes plantes vers la floraison.
Mais, Houps!! Les orchidées ne sont pas des plantes terrestres et
nous l’avons vite compris alors que nous avons vu nos premières
petites plantes passer de vie à trépas. Alors que notre passion
grandissait, l’idée a germé de rebâtir la vieille serre attenante à
notre maison et de l’aménager pour la culture des orchidées. La
serre nous avait bien servi au cours des années précédentes. Nous y
cultivions des fleurs vivaces et pieds de tomates qui faisaient
notre joie pendant la saison estivale. Encore une fois la culture
des orchidées est bien différente de celle des plantes terrestres.
Dans le cas des orchidées on ne parle pas de semaines ou de mois
avant la floraison mais d’années. Pas grave puisque beaucoup de
travail nous attendait. Nous avions établi un échéancier de 18 mois
pour les travaux de la serre. Entre temps les jeunes plants
poussaient allègrement à l’intérieur sous des tubes fluorescents et
il y avait encore tant de secrets à découvrir par la lecture, les
amis et les conférences. Plus d’une fois nous avons fait face au
découragement. Notre premier problème fût l’eau. Nous avons un puits,
un puits veut dire adoucisseur qui veut dire sel. Comme les
orchidées n’aiment pas le sel nous devions accumuler l’eau de la
pluie. Nous avons dû faire aller nos méninges pour accumuler le plus
d’eau possible. Au tout début et pendant quelques mois nous avons
arrosé nos plants dans la cuisine avec une tasse ce qui prenait des
heures et des heures. Heureusement, ces temps difficiles sont
derrière nous. Grâce à deux immenses réservoirs placés sous la serre
nous arrosons présentement au boyau d’arrosage. Après plusieurs
années de dur labeur la serre est maintenant opérationnelle. Nos
jeunes bébés sont devenus de jeunes adultes et nos jeunes adultes
des plants matures. Les milliers de plants que compte maintenant la
serre semblent se plaire dans leur environnement tropical au pays
des neiges.